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Cyclotourisme dans le Gers : comment prévenir les accidents.

 
Article paru sur le site de la Dépêche du Midi du 12 octobre 2020 visible à partir du lien : [ Voir l'article sur le site de La Dépêche du Midi ]

Sur la route, comme ici à Castéra-Verduzan, seul le casque protège les cyclotouristes.
Photo DDM, Nedir Debbiche
Le comité départemental de cyclotourisme a rencontré la semaine dernière la gendarmerie pour discuter d’une action de prévention des accidents de la route. Une demande qui émane de la préfecture suite aux décès de cyclistes survenus cet été dans le Gers.

Assis à la table de sa cuisine, le dossier sécurité non loin de lui, Lionel Saint-Martin, président bénévole du comité départemental de cyclotourisme du Gers, s’interroge : "C’est un constat, il n’y a pas de statistiques, ce sont des ressentis, peut-être que c’est faux ou pas, je ne sais pas". En tout cas, selon lui, selon son épouse Françoise, la secrétaire du comité, et selon les cyclotouristes avec qui ils en ont parlé, "depuis le déconfinement, on a remarqué un relâchement évident des automobilistes en terme de respect des autres usagers, envers nous, les cyclotouristes".

Non-respect du code de la route, vitesse sur les petites routes, intolérance, incivilités, "ils ne nous supportent plus sur la route". "On est peut-être plus nombreux", tempère Lionel Saint-Martin. Et "ce qu’on ressent est accentué par les accidents qui ont eu lieu" cet été, dans lesquels 5 cyclistes ont perdu la vie : l’accident de Panassac survenu le 19 juillet, celui de Miradoux le 20 juillet et celui de Lasséran le 11 septembre. Où, pour les 2 derniers, selon la gendarmerie, des véhicules sont impliqués. Même si les cyclistes décédés ne sont pas des cyclotouristes de leur comité, "nous, en étant sur la route, on se sent concernés car ça pourrait être nous".

Alors, quand la gendarmerie lui a téléphoné pour monter une action de prévention suite à une demande de la préfecture après le dernier accident, Lionel Saint-Martin n’a pas hésité car "la priorité, c’est notre sécurité". En effet, le comité dispose d’une commission "sécurité" qui mène déjà plusieurs actions. Et, dans chaque club, il y a obligatoirement un délégué sécurité dont le rôle est de faire passer des messages liés au code de la route, à l’entretien du vélo, à l’éclairage, aux comportements sur la route, aux premiers secours, au suivi médical...

Une réunion avec la gendarmerie a déjà eu lieu la semaine dernière, une autre se tiendra début décembre, "on réfléchit sous quelles formes ça va se faire et où ça va se faire". Forum, projections, réunions, échanges, flyers, petit quiz..., le public ciblé, dans un premier temps, sera les cyclotouristes. Mais, Lionel et Françoise Saint-Martin réfléchissent aussi à "ce qu’il faudrait faire d’autre".

Avec la gendarmerie et au sein du comité. Ils mentionnent ainsi la sensibilisation des automobilistes (affichage, réunions...), évoquent l’un des "gros souci des cyclos, les infrastructures routières" (nids-de-poule sur les petites routes, bas-côtés parfois dangereux...), l’autre "gros souci dans le Gers, c’est peu ou pas de pistes cyclables" (le conseil départemental réfléchit à ce sujet au principe de la route partagée), parlent de la possibilité de contrôles, de la question de la responsabilisation des vélos sur les routes ("on est tenu de respecter le code de la route"), des chiens "qui déboulent"...

Mais Lionel Saint-Martin positive et rappelle la sensibilisation menée par le comité auprès de ses licenciés depuis 8 ans : "Elle porte ses fruits puisqu’il y a eu des chutes mais pas d’accidents graves ni de décès depuis plusieurs années". Et il a encore un souhait : rencontrer les décideurs (gendarmerie, préfecture, département...) pour parler "tous ensemble" de ces problèmes de sécurité. Même si "c’est déjà plus ou moins en route", complète sa femme.

Sandrine Dugachard